Dans le but de contribuer à l’éradication et à l’humanisation de ces rites en Afrique l’ASECA a mis sur pied le projet ACT-HRT (action pour l’humanisation et l’éradication des certains rites et traditions Africaines) Ces rites qui jadis étaient initialement des valeurs africaines positives, ont malheureusement subi beaucoup de perversions à cause des pertes des valeurs traditionnelles et de la crise économique. Le projet ACT-HRT est réalisé dans les régions rurales Africaines loin des métropoles, région où ces phénomènes sont très concentrés. En suite, le projet est réorienté vers les métropoles, pôles de décision.

Au niveau rural

Nous ciblons les zones ou le phénomène est très concentré et nous entrons en contact avec des organisations et groupes de lutte contre ces phénomènes qui sont déjà implantés dans ces régions rurales. En suite nous relayons leurs informations sur nos plateformes d’information et de communication (site web, réseaux sociaux, média etc.). Par la suite nous créons un réseau d’information avec les autorités administratives desdites régions, nous leur donnons des informations de la situation sur le terrain et organisons avec leur soutien des rencontres d’échanges avec les victimes et les détenteurs d’enjeux et pouvoirs traditionnels (veuves, femmes chrétiennes, Reines-mères, Chefs traditionnels notables…), afin d’organiser avec leur appui, des ateliers de sensibilisation et éducation des populations en particulier les jeunes filles et les jeunes garçons qui représentent l’avenir. Ces initiatives sont pour la plupart du temps accompagnés de formation en leadership, TIC, couture, et entreprenariat agricole dans le but de faciliter l’autonomisation des minorités et la création dans lesdites régions de comités de veilles et de soutien aux victimes.

Au niveau des métropoles  

Nous informons les autorités et les ONG qui militent pour la défense des droits humains, de la situation dans la zone identifiée, nous informons aussi les populations à travers les médias, et les réseaux sociaux.

Nous organisons des représentations théâtrales, la projection de films documentaires et des comédies musicales sur le phénomène afin de sensibiliser le plus grand nombre de personnes et mettre en place un plaidoyer pour l’humanisation de certains rites et traditions Africains jugés inhumains.

Comme objectifs 

  • Sensibilisation et l’éducation des populations et des anciennes victimes.
  • Attirer l’attention de l’opinion nationale sur les violences perpétrées à l’endroit des femmes et jeunes filles victimes de ces abus.
  • Modifier les croyances et les comportements sociaux de sorte que les pratiques rituelles et traditionnelles jugées inhumaines soient abandonnées en Afrique.
  • La mise sur pied d’un plaidoyer avec les détenteurs d’enjeux et pouvoir traditionnel (veuves, femmes chrétiennes, Reines-mères, Chefs traditionnels notables…) pour l’éradication de ces phénomènes en Afrique.

Les résultats attendus sont très nombreuses :

  • Les femmes, les jeunes filles mais aussi les populations dénoncent de plus en plus ces abus.
  • Des groupes de victimes de ces abus se rencontrent et échangent leurs expériences.
  • Elles relaient la sensibilisation dans leurs milieux d’appartenance.
  • De nombreuses sensibilisations se font dans les écoles en direction des jeunes filles et garçons qui représentent l’avenir.
  • Les médias locaux relaient les informations sur ces abus.
  • Un rapport faisant l’état des lieux de ces abus identifiant les viviers d’enrôlement de ces pratiques est produit et disponible.
  • Une baisse significative du nombre de cas de ces abus dans les régions ciblées et l’observation par les comités de veille.
  • Le nombre de dénonciation de ces abus est en nette augmentation et les violences des droits des femmes est en nette régression.

Dans les régions touchées par ces phénomènes une nouvelle dynamique collective d’entraide des femmes victimes de ces abus est créée, structurée avec des capacités en matière d’entreprenariat, de leadership et d’auto-défense des droits.